L'Espagne, reine d'Europe.



C'est une équipe séduisante et complète que l'Euro a couronnée hier soir face à une manschaft impuissante. Elle met ainsi fin à une période de 44 ans sans trophée majeurs et rajoute une unité à sa série de 21 matchs sans défaite.

L'entame du match suivit pourtant la cadence menée par la symphonie allemande qui assourdissait Ramos en multipliant les dédoublements et infiltrations sur le flanc gauche, l'empêchant en même temps d'effectuer ses montées pour créer le surnombre dans le camps adverse. La roja se heurta également à une équipe bien positionnée pour réduire les possibilités de passes.

L'Allemagne donnait alors l'impression d'avoir le match en main et manifestait l'envie de retourner à Berlin en vainqueur.

Mais l'Espagne ne l'entendait pas de cette oreille et Silva vint se placer sur le flanc pour aider Ramos et contrer les montées de Lahm. Le ballon circulait dans les pieds des "sang et or" qui attendaient une fausse note de l'orchestre pour distiller des passes à Torres esseulé en attaque en l'absence de David Villa.

Après avoir prévenu Lehmann en trouvant le poteau sur une première occasion, le "kid" de Liverpool mit son équipe aux commandes du match à la 33ème minute. Il prit d'abord Lahm de vitesse pour ensuite piquer son ballon au dessus du portier allemand qui fonçait vers lui.

La symphonie céda sa place au flamenco devenu maitre du jeu. L'Allemagne eut cependant une ou deux autres occasions sur phase arrêtée avant que le chef d'orchestre italien ne renvoie tout le monde en coulisse.



Le deuxième acte était plus mouvementé, Jansen, décevant depuis le début du tournoi, prit la place de Lahm sans doute épuisé par Silva. Quelques minutes plus tard, Low changea le dispositif de ses musiciens en remplaçant Hitzlsperger, milieu récupérateur, par Kuranyi, un attaquant et transforma ainsi son 4-2-3-1 si précieux depuis l'affrontement contre le Portugal en 4-4-2.

Cette nouvelle organisation redonna de la voix aux ténors allemands qui reprirent le dessus pendant une dizaine de minutes seulement. Car Aragones, ne l'entendant pas de cette oreille, sortit Fabregas au profit de Xabi Alonso.

La suite du match fut à nouveau dictée par les espagnols qui eurent plusieurs opportunités de réduire leurs adversaires au silence grâce aux mauvais positionnements de la défense germanique. La mannschaft frustrée par son impuissance commit plusieurs fautes. La plus douloureuse pour eux eut lieu à quelques minutes de la fin du match suite à une charge de Gomez, monté au jeu peu de temps avant, sur un défenseur espagnol qui permit à Schweinsteiger de se dégager et d'offrir un ultime face à face entre Gomez et Canizares.

L'Espagne remporte donc son second trophée et nous laisse entrevoir un avenir radieux pour eux, tandis que l'Allemagne doit se contenter de la seconde place après avoir fini troisième sur ses terres en 2006. Qui sait, peut-être accèdera-t-elle à la plus haute marche du podium dans deux ans.

(Crédits photos: http://fr.euro2008.uefa.com/)

 

Rédigé par Dadema à 18:37:00 dans

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